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Jérémy Lepère : "Ne pas devenir des Français oubliés de la République"

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour le Mexique. Jérémy Lepère se présente avec la liste UNIS POUR LES FRANÇAIS, AGIR POUR VOUS !

Jeremy lepere candidat aux élections consulaires au MexiqueJeremy lepere candidat aux élections consulaires au Mexique
Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 29 mars 2026

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis Jérémy Lepère et j’ai 57 ans. J’ai commencé ma carrière dans le secteur privé comme chef d’entreprise, principalement dans le domaine du conseil en sûreté et en gestion des risques sécuritaires à l’international. Je suis arrivé au Mexique il y a bientôt dix ans ou j’ai été directeur de la filiale Mexique du premier groupe européen de sûreté internationale et de gestion de crises. J’ai ensuite occupé le poste de directeur adjoint Amérique latine et Caraïbes en charge des opérations pour ce même groupe. Je suis maintenant associé d’un cabinet de conseil basé à Mexico. J'ai deux enfants, une fille de 25 ans qui vit maintenant aux États Unis et un fils de 21 ans qui poursuit ses études supérieures à Paris. Mes deux enfants ont étudié au Lycée Franco Mexicain (LFM) de la ville de Mexico jusqu’à leur baccalauréat. Mon épouse est française et est directrice du bureau Mexique et en charge des activités sur les Amériques d’un des principaux groupes français d’assurance santé internationale.

 

Défendre vraiment les Français qui vivent hors de France, de porter leur voix, une voix forte

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?

Il y a plusieurs manières d’envisager cette fonction de conseiller des Français de l’étranger. Certains en ont une vision restrictive, limitative, nous pourrions dire purement administrative.

Mes colistiers et moi en avons une vision beaucoup plus large. Nous voyons dans cette mission la possibilité de réaliser un mandat à la fois de proximité au service des Français du Mexique, mais aussi d’action et conscient aussi des enjeux nationaux.

Pour nous, la mission principale d’un conseiller des Français de l’étranger, ce n’est pas uniquement de siéger dans des commissions administratives. C’est aussi, et avant tout, de défendre vraiment les Français qui vivent hors de France, de porter leur voix, une voix forte, et parfois de dire clairement à l’administration ou au gouvernement quand les décisions prises à Paris sont déconnectées de la réalité de l’étranger.

Les Français de l’étranger sont trop souvent considérés comme une variable d’ajustement : hausse de la fiscalité, complexité administrative, recul de certains services consulaires, incertitudes sur l’enseignement français à l’étranger, problèmes de protection sociale… Le rôle d’un conseiller, c’est précisément d’être un contrepoids, de défendre nos droits, notre niveau de services publics et notre représentation politique.

Je considère que ce mandat doit être un mandat d’engagement et de défense : défense des familles françaises et binationales, défense de l’enseignement français, défense d’un service consulaire efficace, défense d’une fiscalité juste, défense de la sécurité de notre communauté, défense du patriotisme économique, défense des entreprises et des entrepreneurs français, et, plus largement, défense du rayonnement de la France au Mexique à travers nos concitoyens.

Être conseiller des Français de l’étranger, ce n’est pas être un relais de communication de l’administration, c’est être le représentant des Français. Cela suppose d’écouter, d’aider concrètement, mais aussi d’avoir le courage de porter des positions politiques claires quand les intérêts des Français de l’étranger sont en jeu. Pour cela il est capital aussi de travailler en très étroite collaboration avec nos parlementaires.

Je crois profondément que les Français de l’étranger sont une chance réelle pour la France : ils créent des entreprises, développent notre commerce extérieur, diffusent notre culture et notre langue, et participent à l’influence française dans le monde. Ils doivent donc être respectés, écoutés et défendus avec exigence et détermination. C’est exactement la vision que je porte dans cette élection.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Nous avons constitué cette liste avec une exigence simple : rassembler des profils variés, solides, engagés et ancrés dans la réalité, ou plutôt les réalités multiples, des Français du Mexique, loin des seules logiques des appareils politiques.

Nous avons fait le choix de rassembler des femmes et des hommes d’âges et d’expériences variés qui vivent ici, au Mexique, certains depuis de nombreuses décennies, d’autres, plus jeunes, depuis quelques années, certains ayant des familles binationales et d’autres pas, certains venus s’installer au Mexique et d’autres qui y sont nés. Des personnes motivées pour s’engager et qui travaillent dans ce beau pays, qui y entreprennent, qui y investissent, qui y élèvent leurs familles. Des profils issus du secteur privé, de l’entrepreneuriat, du monde associatif, ou encore de l’éducation. Cette variété de parcours nous donne une connaissance non seulement concrète mais aussi élargie des différents enjeux locaux car, en effet, il n’y a pas de profil unique de Français du Mexique. La vie, les besoins, les problématiques de nos compatriotes ne sont pas non plus les mêmes suivant qu’ils vivent dans la capitale ou dans les États fédérés, nous avons donc parmi nous et à nos côtés des Français de Querétaro, du Quintana Roo, de Baja California, de Puebla…

Ce qui nous unit, ce n’est pas une étiquette politique imposée, mais une ligne claire : une vision et des valeurs de droite, attachées à la responsabilité, à l’efficacité de l’action publique, à la maîtrise des dépenses, à la valorisation du travail et à la défense des intérêts des Français de l’étranger, par exemple en matière fiscale et sociale, sans compromis.

Notre équipe est également faite de complémentarités, avec des compétences variées, capables de traiter des sujets clés comme l’enseignement français, la sécurité, la fiscalité, l’accompagnement des entreprises françaises ou encore la protection sociale. Parce qu’un conseiller des Français de l’étranger se doit d’être efficace.

Enfin, cette liste est aussi une liste de caractère. Nous ne sommes pas là pour accompagner des décisions prises ailleurs, mais pour défendre nos compatriotes, porter leurs attentes et, si nécessaire, nous opposer clairement lorsque leurs intérêts sont menacés.

C’est cette cohérence, cet ancrage local et cette exigence de résultats qui ont guidé la constitution de notre liste “UNIS POUR LES FRANÇAIS, AGIR POUR VOUS !” qui est l’option de droite dans ces élections, l’option utile, l’option nécessaire.

 

Il est très important que les Français de l’étranger participent aux élections consulaires parce que ce sont les seules élections qui concernent directement leur vie quotidienne à l’étranger

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Le sujet des taux d’abstention revient toujours, inexorablement, dans toutes les soirées électorales. Pour les élections des conseillers des Français de l’étranger c’est un record ! Pourtant, il est très important que les Français de l’étranger participent aux élections consulaires parce que ce sont les seules élections qui concernent directement leur vie quotidienne à l’étranger. Beaucoup de nos compatriotes ne le savent pas, mais les conseillers des Français de l’étranger interviennent sur des sujets très concrets : les bourses scolaires, l’aide sociale, la sécurité de la communauté française, l’emploi, la formation, la situation des entreprises françaises, ou encore le fonctionnement du consulat.

Ne pas voter, c’est laisser d’autres décider à sa place de sujets qui concernent directement nos familles, nos enfants et nos conditions de vie.

Mais il y a aussi un enjeu plus large, qui est un enjeu politique et de représentation. Les conseillers des Français de l’étranger participent ensuite à l’élection des sénateurs des Français de l’étranger. Autrement dit, voter à ces élections, ce n’est pas seulement élire des conseillers locaux, c’est aussi participer à l’équilibre politique au Sénat et donc à l’équilibre des institutions françaises. Beaucoup de Français de l’étranger ignorent cet aspect, mais il est pourtant essentiel.

Enfin, voter est aussi une question de respect pour notre propre communauté. Les Français de l’étranger représentent une France qui travaille, qui entreprend, qui prend des risques, qui s’adapte à l’international et qui contribue au rayonnement économique et culturel de notre pays. Si nous ne votons pas, nous devenons politiquement invisibles, et lorsque l’on devient invisible, on finit toujours par être oublié dans les décisions publiques.

J’encourage donc vraiment tous les Français du Mexique à voter, quelle que soit leur sensibilité politique, parce que participer à ces élections, c’est simplement défendre sa place, ses droits et sa voix dans la République française.

 

Beaucoup de compatriotes ont le sentiment que tout devient plus compliqué

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Je pense que le plus grand défi pour les Français du Mexique, et plus largement pour beaucoup de Français de l’étranger, c’est de ne pas devenir des Français oubliés de la République, des Français de second plan ou une variable d’ajustement budgétaire.

Concrètement, cela se traduit par plusieurs sujets très importants : l’enseignement français, le coût de la vie et de la scolarité, la protection sociale, la fiscalité, la qualité des services consulaires, mais aussi, dans certains pays comme ici au Mexique, les questions de sécurité. Tous ces sujets ont un point commun : ils dépendent de décisions prises en France, parfois sans tenir suffisamment compte des réalités de la vie à l’étranger.

L’un des grands défis aujourd’hui, et sans entrer dans les détails, est par exemple le coût de l’enseignement français à l’étranger, qui devient très élevé pour beaucoup de familles.

Si nous ne faisons rien, l’enseignement français à l’étranger risque progressivement de devenir inaccessible pour une partie des classes moyennes françaises, ce qui serait une erreur stratégique majeure pour la France et pour son influence à l’étranger.

Un autre défi important est la complexité administrative et parfois le recul des services publics pour les Français de l’étranger. Beaucoup de compatriotes ont le sentiment que tout devient plus compliqué : démarches administratives, fiscalité, accès à l’information, protection sociale. Le rôle des élus consulaires est justement de faire remonter ces difficultés et de défendre des solutions concrètes.

Enfin, il ne faut pas oublier que les Français de l’étranger sont souvent des entrepreneurs, des salariés, des investisseurs, des cadres, des familles qui prennent des risques en s’installant à l’étranger. Ils contribuent au rayonnement économique de la France, au commerce extérieur, à l’image de notre pays. Le grand défi, au fond, c’est que la France reconnaisse davantage l’importance stratégique de ses concitoyens d’ailleurs et les considère non pas comme des Français à part, mais comme des Français à part entière.

C’est aussi pour cela que je suis candidat avec mes colistiers : pour que les Français de notre circonscription soient mieux représentés, mieux défendus et davantage pris en compte dans les décisions qui les concernent.

 

Le premier axe, c’est le soutien aux familles et à l’enseignement français.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?

Sans trop entrer dans les détails pour ne pas être trop long, nos grands axes de programme sont directement liés aux préoccupations concrètes des Français du Mexique et plus largement des Français de l’étranger. Nous avons voulu un programme à la fois local, utile au quotidien, mais aussi connecté aux enjeux nationaux qui concernent les Français établis hors de France.

Le premier axe, c’est le soutien aux familles et à l’enseignement français. Nous voulons contenir l’augmentation des frais de scolarité dans l’enseignement français à l’étranger, parce qu’il est essentiel que les familles françaises puissent continuer à scolariser leurs enfants dans le système français. Nous serons également très attentifs aux commissions de bourses scolaires pour que les aides bénéficient réellement aux familles qui en ont vraiment besoin.

Le deuxième axe concerne l’action sociale et la protection des droits des Français de l’étranger. Le rôle des conseillers est aussi d’aider nos compatriotes qui rencontrent des difficultés, qu’il s’agisse de situations sociales, d’emploi, de retraite, de fiscalité ou de démarches administratives. Nous voulons notamment nous opposer à toute augmentation de la pression fiscale sur les Français de l’étranger, soutenir les accords bilatéraux sur les retraites et la double imposition, et défendre des mesures comme le statut de résidence d’attache en France ou l’accès immédiat à la sécurité sociale lors d’un retour en France.

Le troisième axe porte sur les services consulaires et la sécurité. Nous voulons des services consulaires toujours plus efficaces, des démarches simplifiées, davantage de dématérialisation, mais aussi le maintien des moyens humains et budgétaires dans les services de notre consulat. Nous voulons également renforcer l’information et la coordination en matière de sécurité pour la communauté française.

Le quatrième axe concerne le soutien à l’activité économique française, aux entrepreneurs, aux investisseurs français au Mexique. Les Français de l’étranger participent au dynamisme économique entre la France et leur pays de résidence. Nous voulons promouvoir les entreprises françaises, encourager le patriotisme économique, simplifier les démarches administratives et soutenir les initiatives économiques françaises au Mexique.

Enfin, il y a aussi un enjeu plus politique : défendre les intérêts des Français de l’étranger au niveau national, notamment sur les questions fiscales, budgétaires et de représentation politique. Les conseillers des Français de l’étranger participent ensuite à l’élection des sénateurs des Français de l’étranger, et il est important pour nous de maintenir un équilibre politique, un Sénat majoritairement de droite et qui défende les Français de l’étranger.

En résumé, notre programme repose sur des priorités claires : soutenir les familles, défendre nos droits, améliorer les services consulaires, renforcer la sécurité, soutenir l’économie française au Mexique et porter une voix forte des Français du Mexique au niveau national. C’est un programme de terrain, de défense des intérêts des Français et d’action concrète.

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 29 mars 2026, mis à jour le 29 mars 2026
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